samedi 20 février 2016

SENTIER DU ROROTA

De Cayenne, prendre la direction de Montjoly.  Au niveau du centre culturel Pagaret, prendre la route des plages. A 200 m après le restaurant "Palais de My", tourner à droite. On peut se garer près de l'abri en bois.



Ce magnifique parcours circulaire nous emmène sur une des petites collines qui constituent le mont Mahury.

 
 
On rentre dans la forêt par un sentier raviné qui grimpe pendant 400m. Entamer la balade par la droite afin de l'achever, en légère descente, par les points de vue sur le littoral. Mais en prenant le sentier par la gauche, le chemin monte plus doucement.



Au XIXème siècle, on rechercha des sources d'approvisionnement en eau potable pour les habitants de Cayenne. Le choix se porta sur le Rorota. Les lacs naturels du sommet furent agrandis, rendus étanches, et l'eau ainsi captée fut conduite par une canalisation au réservoir du fort Cépérou. Des lacs artificiels furent aussi aménagés depuis 1856 pour alimenter la ville de Cayenne en eau potable. L'inauguration eut lieu en avril 1867.

 

L'usine de traitement alimente les habitants de Remire. Un premier réservoir envahi par la végétation aquatique apparaît sur notre droite. De nombreuses petites cascades se faufilent dans la végétation. L'humidité est à son comble.

 

On découvre des vestiges des premières canalisations qui ont permis l'adduction d'eau de a ville de Cayenne en 1867.

Plusieurs ponts permettent de traverser les zones inondées.


Le plus grand plan d'eau, le lac du Rorota, a une contenance d'un million de m3.


Les balisiers et bambous se laissent observer. Le sol peut être jonché de graines diverses par leur forme, taille, coloration, texture. Les fleurs comme "le grand balisier" sont parsemés de partout.



Distance : 6 km
Difficulté : 2/3
Durée : 1h45

dimanche 14 février 2016

SENTIER ST JEAN

Le camp forestier de St Jean du Maroni fut créé par l'administration pénitentiaire au début du siècle et était relié à St Laurent du Maroni par chemin de fer.

 

Aujourd'hui, au fil du parcours, les traces de cette époque sont encore visibles (présence de vestiges du bagne et d'une voie ferrée).



Les plantations de pins des caraïbes datent des années 1970. Ces arbres créent une ambiance étonnante, mélange de sous bois méditerranéen et de forêt tropicale.

 

L'entretien du site est assuré par l'ONF.

Durée : 3h pour les 2 sentiers
Difficulté : 1/3 

samedi 13 février 2016

VISITE DU CAMP DE LA TRANSPORTATION

 

Entre 1852 et 1938, environ 70 000 bagnards sont envoyés en Guyane. Le camp de la transportation est le plus important bagne de Guyane et c'est une véritable ville.

   

En 1886, le pénitencier comprenait une centaine de maisons, une église, un hôpital, une justice de paix, deux écoles pouvant recevoir 100 élèves, deux casernes, un abattoir et de vastes magasins. Bouverie (lieu où l'on élève des bœufs), scierie, briquerie, et larges routes qui sillonnent le pénitencier, sont venues compléter ce qui devint la commune pénitentiaire de St Laurent.

 

En 1938, un décret-loi abolit le bagne sous l'influence de Gaston Monnerville alors député de Guyane. Il faudra attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que les bagnes ferment leurs portes.

 

St Laurent du Maroni deviendra une commune de plein droit qu'en Novembre 1949.

Le camp de la transportation est progressivement abandonné et racheté par un commerçant du village M.TANON. De 1949 à 1992, les cases du camp sont occupées par des familles créoles et noirs-marrons installées en ville suite au déclin de l'orpaillage sur le haut Maroni.

En 1992, le camp est racheté par la commune puis classé monument historique.

Sur les 70 000 bagnards, 600 sont rentrés en métropole grâce à l'armée du Salut.

Tarif de la visite guidée : 6 €
Horaires : Lundi : 15h-16h30 / Du Mardi au Samedi : 09h30-11h00-15h00-16h30 / Dimanche : 09h00-11h00

 

OFFICE DE TOURISME

Situé sur l'esplanade, à coté du ponton dans un superbe bâtiment rose et bleu, l'office de Tourisme vous communiquera tous les informations utiles sur la ville de St Laurent du Maroni et ses environs (hébergements, restaurants, visites, bons plans). Des toilettes payantes (50 cts) sont à disposition. Des souvenirs sont en vente et des vélos prêtés.


Adresse : 1 Esplanade de Laurent Baudin // 05.94.34.23.98
horaires d'ouverture de septembre à juin : lundi 14h30-18h00 mardi à samedi 08h00-12h30 et 14h30-18h00 dimanche 09h00-13h00
Horaires d'ouverture juillet et août : lundi au vendredi 08h00-18h00 samedi 08h00-12h30 et 14h30-18h00 dimanche 09h00-12h30 et 14h30-18h00
 

VILLAGES AMERINDIENS

Ces peuples vivaient autrefois à l'écart de la société, retirés dans leurs villages respectifs. Aujourd'hui, tout le monde cohabite mais chaque village a son histoire, son architecture et son ethnie.

Le village Balaté compte environ 600 habitants (Arawak). C'est l'un des premiers villages créés à St Laurent du Maroni dans les années 1940-1950.

   

Village Terre-rouge

   

Village Espérance

   

Village de la Charbonnière près du bac international

   

Village Paddock

   

 

RESTAURANT LA GOELETTE

Cet ancien voilier, le Golden Harvest (Moisson d'or), transportant une cargaison de livres pour créer une bibliothèque en Namibie, n'arriva jamais à son port. Il s'est échoué sur les berges du Maroni.

Rénové et aménagé dans un cadre exceptionnel, sans moustiques, le bateau-restaurant est unique en son genre.

 

Le panorama donne sur le fleuve et ses pirogues face au Suriname. Arrivez en fin de journée pour profiter du coucher de soleil.
 
  

On y mange une cuisine française, d'Amérique latine mais aussi des spécialités locales à base de poissons, de gibiers souvent accompagnées de 5 légumes.

 

Très bonne table. Compter 100 € pour un dîner complet à deux.



Adresse : Balaté plage, 17 rue des amazones / 05.94.34.28.97

vendredi 12 février 2016

L'EGLISE ST JOSEPH

Située à environ 130 km de Cayenne en direction de St Laurent du Maroni, la commune d'Iracoubo fait incontestablement partie des haltes obligatoires. Outre le fait que la communauté créole d'Iracoubo est une grosse productrice de manioc et de couac, la principale attraction résulte dans la visite de l'église St Joseph.

 

Jusqu'en 1888, les offices religieux étaient célébrés dans un ancien hangar à coton prêté par la veuve d'un colon du nom de Jacquet. Ce local était fort incommode, trop chaud, mal ventilé et pas équipé.

A son arrivée, le Père Raffray entreprend la construction d'une nouvelle église dont les travaux débutèrent en 1887 jusqu'en 1893. Les fonds alloués par le clergé se révélant insuffisants, les habitants se mobilisèrent en offrant toutes sortes de dons (matériaux, argent, main d'œuvre).

 

Une fois l'église réalisée, le Père Raffray voulut faire de cette église un joyau unique en y apportant une décoration intérieure de qualité. Il prit donc en assignation le bagnard Pierre Huguet du camp d'Iracoubo (ancien artisan peintre, condamné à 20 ans de bagne pour vol avec effraction).

Durant 6 ans, Huguet va se consacrer à sa tâche et recouvrir ainsi les 600 m² de surface intérieure (plafond, chœur, nef, piliers). L'espace architectural est recouvert de fresques dont le style se rattache à l'art naïf (sujets populaires, couleurs vives).

  
 
L'église fût classée monument historique en 1978 pour ses fresques intérieures. C'est un petit trésor pictural.